poésie du royaume

Le hareng saur

Charles Cros — 1842-1888, poète et inventeur, aimait rire.

13 vers · CE1 · environ 15 min par soir

Le texte

Il était un grand mur blanc — nu, nu, nu, Contre le mur — une échelle — haute, haute, haute, Et, par terre, un hareng saur — sec, sec, sec. Il vient, tenant dans ses mains — sales, sales, sales, Un marteau lourd, un grand clou — pointu, pointu, pointu, Un peloton de ficelle — gros, gros, gros. Alors il monte à l'échelle — haute, haute, haute, Et plante le clou pointu — toc, toc, toc, Tout en haut du grand mur blanc — nu, nu, nu. Il laisse aller le marteau — qui tombe, qui tombe, qui tombe, Attache au clou la ficelle — longue, longue, longue, Et, au bout, le hareng saur — sec, sec, sec. Il redescend de l'échelle — haute, haute, haute, L'emporte avec le marteau — lourd, lourd, lourd, Et puis s'en va ailleurs — loin, loin, loin.

J'apprends ma poésie

Lis le poème à voix haute, deux fois, tranquillement.

Il était un grand mur blanc nu, nu, nu,

Contre le mur une échelle haute, haute, haute,

Et, par terre, un hareng saur sec, sec, sec.

Il vient, tenant dans ses mains sales, sales, sales,

Un marteau lourd, un grand clou pointu, pointu, pointu,

Un peloton de ficelle gros, gros, gros.

Alors il monte à l'échelle haute, haute, haute,

Et plante le clou pointu toc, toc, toc,

Tout en haut du grand mur blanc nu, nu, nu.

Il laisse aller le marteau qui tombe, qui tombe, qui tombe,

Attache au clou la ficelle longue, longue, longue,

Et, au bout, le hareng saur sec, sec, sec.

Il redescend de l'échelle haute, haute, haute,

L'emporte avec le marteau lourd, lourd, lourd,

Et puis s'en va ailleurs loin, loin, loin.

La fiche à imprimer

Deux pages : le texte complet avec les mots expliqués, puis la version à trous, un cadre pour illustrer le poème et une grille de récitation sur cinq soirs.

Les mots à comprendre

  • hareng saur : un poisson séché et fumé.
  • peloton : une pelote, une boule de ficelle.

Ce que raconte le poème

Un homme accroche un poisson séché en haut d'un mur, puis s'en va. Personne ne comprend pourquoi. C'est un poème pour faire rire et pour taquiner les gens sérieux.

L'astuce de Maître Charlemagne

Chaque vers finit par trois adjectifs répétés : c'est ta boussole pour ne pas te perdre.

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